Théâtre Le Funambule
Programme Festival Avignon Off 2003

- Pour l'Amour de Dieu... ou de rien - David Assaraf -

Compagnie Passeur de rêves - Ile de France -

Pour l'amour de Dieu... ou de rien de David Assaraf

Mise en scène : David Assaraf
Assistant : Antoine Malaquias


Avec :
Pierre Ray - Eliane Auroy
Pauline Klaus - Emilie Tachdjian
Brice Castaing - Bertrand Roussel
Christophe Jouzel - Adrien Gamba-Gontard
Pierre Ligot - Nicolas Pierre
Pascal Wanegue - Carlos Goncalves
John Wilkinson


Violon : Fanny Rétif
Scénographie : Antoine Malaquias
Costumes : Bardon

La pièce se déroule nulle part, entre ici et ailleurs. Pas de lieu précis. Juste des feuilles mortes. L’univers pourrait être celui que se représente Karl dans son imagination, qui est aussi sa réalité. Il s’agit d’exprimer l’incompréhension des hommes entre eux, la non-écoute, l’obsession, la passivité et avant tout, représenter un rêve humain en décrépitude. Entre le message idéaliste transmis aux enfants, message de paix, d’espoir et de rêves, et la vie qu’ils auront à affronter : un abîme qui peut détruire un rêve d’enfant.
Où est la transition réelle entre l’enfance et l’âge adulte ? Où trouver ses repères, son identité, dans un monde que l’on découvre opposé à soi ?
Dans chaque parcours initiatique il y a le relent de son passé. On poursuit un rêve avec toujours une partie de nous attachée à « quelque part », près de notre maison de sang, près de nous. Tout est présent et toujours ; personne n’échappe à son départ.
Montrer que derrière un arbre ou de l’autre côté d’une parcelle du monde, on n’est jamais parti. Il reste toujours des phrases blessantes de son passé, des non-dits, un héritage dans les veines, une pensée pesante de la mort et une mère qui attend son enfant.


Karl Lipse est toujours « ailleurs ». Le monde ne lui parvient qu’à travers le prisme de son imagination. Son jeune âge fait que sa « folie » ne trouble encore personne de son entourage, qui s’amuse même de cet « être pensant ». Mais lorsque Karl décide d’affronter sa réalité, il ne peut s’empêcher d’y inclure les préceptes moraux qui ont contribué à son éducation. « Être honnête ». Voilà tout. Se souciant de ne pas décevoir sa mère (Rackel) il entreprend de rejoindre son lieu idéal et de tout laisser derrière lui. Son itinéraire le fera se confronter à la pesante réalité humaine, qui n’est pas en mesure de tolérer un personnage aussi éloigner du bon sens. Pour partir, il tue sa fiancée (Laure), dont le mariage est prévu quelques jours plus tard, se contentant de ne prendre avec lui que l’esprit de celle-ci. Sa mère doit alors affronter cette nouvelle épreuve, mais comme à la mort de son mari, sa fille (Kirelle) est là pour soutenir ses peines. Le mariage se transforme en un enterrement improvisé où Rackel tente de garder la face, en appréhendant chaque instant avec autant de bonheur possible pour ne plus laisser les larmes voiler son horizon. Le cours de la pièce devient alors une succession de conflit entre le réel et l’absurde, qui essaient tant bien que mal de se fondre l’un dans l’autre, sans que jamais ils ne puissent s’atteindre. Les réveils sont toujours difficiles lorsque l’on rêve tout le temps…



David Assaraf

C’est à 20 ans, il y a un an à peine, que ce jeune genevois, écrit « Pour l’amour de Dieu… ». Il vient de quitter sa Suisse natale pour habiter Paris, mettant un terme à des études de sciences économiques et sociales, afin de poursuivre des études d’art dramatique.
C’est après avoir écrit de nombreux poèmes qu’il décide d’écrire pour le théâtre.
Avec «Pour l’amour de Dieu… »il signe sa première mise en scène.


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Programme Festival Avignon Off 2003 – Pour l'amour de Dieu... ou de rien – David Assaraf – Cie Passeur de rêves – Théâtre Le Funambule – Salle Fernando Arrabal - © Le Funambule -